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Faux RIB fournisseur : vérifier un changement et réagir au virement

26 octobre 2026
10 min de lecture
Sécurité & Gestion
Validation sécurisée d’un changement de RIB fournisseur

Un fournisseur annonce un changement de RIB juste avant le règlement d’une facture. Le message reprend le bon nom, le bon montant et le bon échange : il paraît crédible. C’est précisément le scénario de la fraude au faux RIB, qui consiste à usurper l’identité d’un créancier pour détourner le paiement vers le compte de l’escroc (Cybermalveillance.gouv.fr 14/10/2026).

Une messagerie piratée peut permettre à l’attaquant de repérer une transaction imminente ou récurrente et de transmettre une facture falsifiée au moment opportun (Cybermalveillance.gouv.fr 14/10/2026). La bonne réponse n’est donc pas de « mieux regarder le mail », mais d’instaurer un circuit court qui sépare réception, vérification et validation.

Le principe : aucun nouvel IBAN ne va directement au paiement

Cybermalveillance.gouv.fr recommande des règles claires d’authentification et de confirmation, ainsi qu’une procédure interne de vérification et de validation hiérarchique pour tout changement de coordonnées bancaires (Cybermalveillance.gouv.fr 14/10/2026). Pour une TPE/PME, cette recommandation peut devenir une règle interne simple : le canal qui demande le changement ne sert jamais, à lui seul, à le confirmer.

Recommandation interne : placez tout nouvel IBAN dans un statut « en attente de vérification ». Tant que la fiche de contrôle n’est pas complète, ne modifiez pas le bénéficiaire enregistré et ne préparez pas le paiement.

Recommandation interne : désignez la personne qui vérifie et celle qui valide. Dans une très petite structure, le dirigeant peut assurer la seconde validation.

Procédure recommandée pour valider un changement de RIB

1. Isoler la demande sans utiliser ses coordonnées

Recommandation interne : enregistrez la demande, la facture concernée, l’ancien IBAN, le nouvel IBAN, la date et le nom du collaborateur qui l’a reçue. N’appelez aucun numéro présent dans le mail suspect, sa signature ou sa pièce jointe.

2. Faire un contre-appel au numéro déjà connu

Pour un nouveau RIB reçu par message, Cybermalveillance.gouv.fr demande de contacter directement le créancier à son numéro habituel afin de confirmer le message et les coordonnées reçues (Cybermalveillance.gouv.fr 14/10/2026). Utilisez un numéro issu de votre référentiel fournisseur, d’un contrat antérieur ou de votre historique vérifié, jamais celui fourni dans la demande.

Recommandation interne : pendant l’appel, faites confirmer la raison sociale, la banque et plusieurs caractères de l’IBAN. Notez la date, l’heure, l’interlocuteur et le numéro appelé. Si personne de connu ne répond, maintenez le changement en attente.

3. Lire le résultat nom–IBAN sans lui déléguer la décision

Depuis le 9 octobre 2025, l’établissement vérifie la concordance entre le nom renseigné et le titulaire de l’IBAN pour les virements SEPA concernés ; en cas de non-concordance ou de concordance partielle, il informe le payeur, qui peut corriger, annuler ou maintenir son ordre (ABE Infoservice, mis en ligne le 03/10/2025, mis à jour le 24/09/2026).

Point essentiel : ce contrôle ne remplace pas le contre-appel. Il rapproche un nom et un IBAN, tandis que le contre-appel vérifie que votre fournisseur a réellement demandé le changement. L’organisme bancaire invite à continuer de vérifier les informations du bénéficiaire, et Cybermalveillance.gouv.fr préconise toujours l’appel au numéro habituel (ABE Infoservice, mis en ligne le 03/10/2025, mis à jour le 24/09/2026 ; Cybermalveillance.gouv.fr 14/10/2026).

Recommandation interne : en cas d’alerte, de nom approchant ou d’impossibilité de contrôle, stoppez le circuit. Demandez au fournisseur de clarifier l’écart par un canal déjà vérifié et sollicitez votre banque si nécessaire.

4. Faire valider, puis tracer la modification

Recommandation interne : la personne qui valide relit la preuve du contre-appel et le résultat bancaire avant d’autoriser la mise à jour. Conservez une fiche courte avec l’ancien et le nouvel IBAN masqués, la preuve de vérification, le nom du valideur et la date d’activation.

Recommandation interne : avertissez le fournisseur via le contact habituel lorsque la modification est effective. Pour intégrer ce contrôle au reste de vos flux, rapprochez-le de votre méthode de sécurisation de la facturation électronique.

Si le virement est déjà lancé : agir immédiatement

Cybermalveillance.gouv.fr recommande d’alerter immédiatement la banque pour tenter de suspendre un virement non encore effectué ou, s’il est parti, demander le retour des fonds (Cybermalveillance.gouv.fr 14/10/2026). La fiche destinée aux organisations demande aussi d’identifier les virements exécutés, en instance ou à venir vers les coordonnées frauduleuses, puis de bloquer celles-ci dans les applications métiers (Cybermalveillance.gouv.fr 14/10/2026).

Réaction recommandée : appelez votre banque sans attendre, avec la référence, le montant, l’heure, l’IBAN destinataire et tous les éléments disponibles. Demandez explicitement la suspension si elle reste possible ou le retour des fonds.

En parallèle : bloquez l’IBAN suspect dans vos outils, suspendez les paiements liés et prévenez la direction, la comptabilité et le fournisseur par leurs contacts habituels.

Préserver les preuves et vérifier les messageries

Conservez les messages, factures, ordres de virement, relevés et numéros de téléphone utiles au signalement et aux démarches ultérieures (Cybermalveillance.gouv.fr 14/10/2026). Si une messagerie a pu être compromise, vérifiez ses redirections et règles de filtrage, effectuez des captures avant suppression, changez le mot de passe et activez la double authentification lorsqu’elle est disponible (Cybermalveillance.gouv.fr 14/10/2026).

Le dépôt de plainte doit être effectué dans les plus brefs délais, en parallèle de la démarche bancaire et avec les preuves disponibles (Cybermalveillance.gouv.fr 14/10/2026). Pour préparer l’équipe à coordonner ces actions sous pression, utilisez aussi un exercice de crise cyber en 60 minutes.

Une fiche de contrôle à tenir sur une page

Recommandation interne : votre fiche peut contenir les champs suivants :

  • fournisseur, facture et demande reçue ;
  • ancien et nouvel IBAN partiellement masqués ;
  • source du numéro habituel utilisé pour le contre-appel ;
  • nom de l’interlocuteur et résultat de la confirmation ;
  • résultat du contrôle nom–IBAN ;
  • nom du vérificateur, du valideur et date d’activation ;
  • mesure prise si une anomalie est détectée.

Recommandation interne : testez cette fiche avec une fausse demande, puis corrigez les numéros introuvables, les rôles ambigus et les accès trop larges. Pour élargir la démarche à vos autres usages, consultez le guide cybersécurité pour TPE/PME et la routine de mises à jour de sécurité.

FAQ sur le faux RIB fournisseur

Un mail provenant de l’adresse habituelle est-il une preuve suffisante ?

Non. La fraude peut suivre le piratage de la messagerie du créancier ou de la victime (Cybermalveillance.gouv.fr 14/10/2026). Recommandation interne : confirmez toujours le changement par le numéro habituel déjà connu.

Une concordance nom–IBAN permet-elle de payer sans appeler ?

Non. Le service vérifie la correspondance entre les informations saisies et le titulaire du compte, mais les autorités recommandent de continuer à vérifier le bénéficiaire et d’appeler le créancier à son numéro habituel pour un nouveau RIB reçu par message (ABE Infoservice, mis en ligne le 03/10/2025, mis à jour le 24/09/2026 ; Cybermalveillance.gouv.fr 14/10/2026).

Que faire si la banque affiche une concordance partielle ?

La banque informe le payeur lorsqu’il existe une non-concordance ou une concordance partielle, puis celui-ci peut corriger, annuler ou maintenir l’ordre (ABE Infoservice, mis en ligne le 03/10/2025, mis à jour le 24/09/2026). Recommandation interne : ne forcez pas le paiement ; faites clarifier l’écart par le fournisseur via un canal vérifié.

Le virement vient d’être validé : est-il trop tard ?

Il faut contacter immédiatement la banque pour tenter une suspension ou demander le retour des fonds si l’opération est déjà effectuée (Cybermalveillance.gouv.fr 14/10/2026). N’attendez pas d’avoir terminé l’enquête interne avant de l’appeler.

Conclusion : faire du changement de RIB une exception contrôlée

Le contrôle bancaire nom–IBAN renforce le parcours de paiement, mais la validation de la demande repose encore sur un contact direct avec le fournisseur à son numéro habituel (ABE Infoservice, mis en ligne le 03/10/2025, mis à jour le 24/09/2026 ; Cybermalveillance.gouv.fr 14/10/2026). Notre recommandation : utilisez une procédure courte, connue et tracée pour ne pas laisser l’urgence affichée dans un mail décider à la place de l’entreprise.

Recommandation finale : formalisez la fiche, désignez les rôles et testez le scénario avant le prochain changement de RIB. Pour simplifier ce circuit sans ajouter une couche d’outils, contactez Mitizy.

MB

Mickaël Behrens

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